A bien y réfléchir, l'histoire est un éternel recommencement ... En 1964 déjà, tous les soirs vers 20 heures, les français avaient droit à leur petit Nicolas. Mais ce petit Nicolas n'avait pour but que d'endormir les enfants. Le petit Nicolas de maintenant cherche surtout à endormir les parents ...

Quant à la Pimprenelle, elle ne se faisait pas inviter chez Drucker, lequel sévissait probablement déjà dans les lucarnes et léchait déjà servilement le postérieur de tout ce qui a un peu de notoriété ou de pouvoir.

Et Nounours, le Gros Ours, ne représente t-il pas l'obsession sécuritaire dont on nous abreuve à longueur de journal TV ?

Non, finalement, rien n'a changé ...

Ah si, les "Beattles" ont perdu un 't' en cours de route et ils ne se font plus appeler que "Beatles". C'est même sous cette appellation qu'ils sont encore connus de nos jours.

Ultime bonne surprise de ce petit article : Télérama a un jour aimé un film qui ne soit pas un drame larmoyant.

Claude Defer

A LA SUITE D'HELLZAPOPPIN



Un reportage farfelu et merveilleusement drôle sur trente-six heures de la vie des Beattles. On sait que chaque fois que les Beattles, cette formation anglaise qui a imposé son propre rythme au twist, se produit, un vent d'hystérie souffle sur la ville : les jeunes filles et les jeunes garçons de treize à dix-sept ans entrent en transe, tandis que les sergents de ville ont des cauchemars. Quant aux Beattles, ils traversent avec un flegme et un humour typiquement britanniques cet univers en folie.

Le mérite du réalisateur Richard Lester, dont c'est le premier long métrage, est de considérer le phénomène Beattles comme une donnée en soi, une manifestation qui existe de toute éternité. L'humour se joue, et c'est une des originalités du film, sur des plans différents. Le metteur en scène se moque des Beattles, les Beattles se moquent de la caméra, la caméra se moque du public et les spectateurs se moquent d'eux-mêmes.

Le générique, un petit chef-d'œuvre d'animation, est fait sur la célèbre coupe de cheveux Beattles. Un vieux bonhomme satyre et escroc sympathique apparaît et disparaît suivant l'humeur du scénariste et des Beattles. Un des chanteurs étend aux pieds d'une belle son manteau ; elle tombe dans une flaque de boue. Les Beattles s'amusent à des jeux imaginaires, etc.

S'inspirant tout à la fois des comédies de Mac Sennett, des meilleurs gags des Marx Brothers et d'Hellzapoppin, le réalisateur renouvelle le film burlesque en prenant l'actualité comme sujet.

Paule SENGISSEN.