Cine Revue - 1968 - N°46 - Novembre
Par Stéphan B., jeudi 17 décembre 2009 à 15:07 :: Cinéma :: #58 :: rss

Cette dame semble bien faite pour entrer dans l'univers loufoque des Beatles, dont Jane Asher se félicite d'être sortie. On la voit ici dessiner la silhouette de sa fille au cours d'une séance de peinture expérimentale qui ressort plus de la psychiatrie que de l'art. C'est également cette Yoko qui fit parler d'elle il y a quelques temps en réalisant un film d'une heure, exclusivement fait... de postérieurs masculins et féminins photographiées nus (!). Elle a également inventé ce qu'elle appelle « l'art destructeur ». On ne le lui fait pas dire. Réduira-t-elle la musique de John Lennon à néant dans cette perspective ?
Jane Asher a quitté le Beatle Paul McCarthy et, du coup, sa vie a profondément changé. Finies pour elle, les excentricités. Elle a même cessé de porter des minijupes. Elle travaille, et sérieusement : au théâtre. Elle joue, en effet, au Royal Court Théâtre de Londres, la pièce de John Osborn, « Look back in Anger » (La Paix du Dimanche). «Quand je sortais avec Paul, dit-elle, je n'ai jamais été une actrice sérieuse. Maintenant, je crois que plus rien ne pourrait m'arracher à ma passion du théâtre. Quand je me trouvais à Hollywood et à New York, les journalistes écrivaient que j'étais une grande vedette anglaise. Mais c'était de la rigolade. Je n'étais rien du tout. On me portrait simplement aux nues parce que j'étais la fiancée d'un Beatle. C'était tromper le public. Maintenant, je travaille enfin sérieusement ».
Un autre Beatle, John Lennon, a quitté sa femme après six années de mariage et il a acquis une « fiancée », Yoko Ono, une Japonaise qui est la femme d'un peintre américain, John Cox, et qui a un enfant de sept ans, Ky. Cette dame semble bien faite pour entrer dans l'univers loufoque des Beatles, dont Jane Asher se félicite d'être sortie. On la voit ici dessiner la silhouette de sa fille au cours d'une séance de peinture expérimentale qui ressort plus de la psychiatrie que de l'art. C'est également cette Yoko qui fit parler d'elle il y a quelques temps en réalisant un film d'une heure, exclusivement fait... de postérieurs masculins et féminins photographiées nus (!). Elle a également inventé ce qu'elle appelle « l'art destructeur ». On ne le lui fait pas dire. Réduira-t-elle la musique de John Lennon à néant dans cette perspective ?
James GRAY.
Les rivaux des Beatles, non moins farfelus qu'eux, les Rolling Stones, ont une vie sentimentale tout aussi hétéroclite. On en eut une illustration à la première du spectacle Tiny Tin à l'Albert Hall de Londres. Ce que l'on appelle « le Tout-Londres » y était venu et notamment les Rolling Stones. La seule présence de Brian Jones et de Marianne Faithfull suffisait à donner une idée du chassé-croisé sentimental qui se joue également parmi cet orchestre « pop ». Alors que Brian Jones était accompagné par la vedette allemande — et très « op » — Anita Pallenberg et claironnait urbi et orbi son grand amour pour elle, Marianne Faithfull se trouvait là sans cet autre Rolling Stone qu'est Mick Jagger. Elle était au contraire accompagnée par Arthur Pringle.
Elle attend pourtant un enfant de Mick Jagger mais elle confiait qu'Arthur Pringle accepte d'être « le père adoptif » de l'enfant Jagger qu'elle aura. Elle refaisait ainsi surface après avoir disparu mystérieusement pendant six mois dans un couvent écossais. Quant à Brian Jones, qui sortait d'une cure de désintoxication après avoir été condamné pour usage de drogue, il nous confia qu'il envisageait à présent une « existence bourgeoise » : en épousant le plus vite possible Anita Pallenberg. Est-il possible que les diables se fassent vraiment ermites ?
J. G.


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